Aujourd’hui, les femmes représentent environ 51% de la population mondiale, proportion qui se vérifie dans la quasi-totalité des pays d’Afrique. Cette frange de la population féminine, pour la majeure partie, a comme principale source de revenus les activités informelles qui se trouvent malheureusement, faute d’organisation, être dans l’un des secteurs les moins rentables de l’économie.

Paradoxalement à leur poids dans la société, les femmes se trouvent discriminées et victimes de violences partout à travers le monde. Les causes qui les justifient sont aussi diverses que variées. Il faut noter à cet égard, le consentement tacite des femmes face à des pratiques coutumières et traditionnelles inhumaines sous le prétexte qu’elles ont un rôle préétabli, qui est surtout celui de ne pas se mêler aux affaires de la cité, domaine réservé exclusivement aux hommes.Ces discriminations dont les femmes sont victimes sont légion aussi bien dans la gestion des affaires publiques, qu’au niveau des instances de prises de décisions. Dans les parlements nationaux, le constat est celui d’une extrême sous-représentation des femmes par rapport à leur poids démographique. Ces violences deviennent insupportables et inacceptables quand elles se traduisent notamment par les mutilations génitales féminines pratiquées par les femmes elles-mêmes au nom de certaines traditions archaïques, dégradantes et inhumaines.Bon nombre de femmes en sont encore malheureusement victimes dans certains pays, et ce enviolation des conventions internationales des droits de l’homme dûment ratifiées par les Etats à savoir:

– le 18 décembre 1979 l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), entrée en vigueur le 3 septembre 1981 et ratifiée par la plupart des pays africains.

– Dans le même esprit, a été adoptée en 2003, le Protocole à la Charte Africaine des droits de l’homme relatifs aux droits des femmes, émanation de la volonté des Chefs d’Etat africains réunis à Maputo.

Cet instrument juridique a été ratifié par la plupart des Etats africains qui se sont engagés à œuvrer à l’amélioration du statut socio juridique de la femme africaine, ainsi qu’à son épanouissement intégral. Ce faisant, ces pays se sont engagés à prendre toutes mesures visant à supprimer toutes les formes de discriminations et de violences à l’égard des femmes dans tous les domaines y compris, juridique, politique, économique, social et culturel.

– Dans la poursuite de la prise en compte de la situation vulnérable de la femme, le Conseil de Sécurité des Nations Unies dans sa Résolution N° 58/142 2004, reconnaissait que « Le renforcement du pouvoir des femmes, leur autonomie et l’amélioration de leur situation politique, sociale et économique sont indispensables à l’instauration de gouvernements représentatifs, transparents et responsables et d’institutions démocratiques, ainsi qu’à la réalisation du développement durable dans tous les domaines de l’existence ». En adoptant cette résolution, neuf ans après la conférence de Beijing, le Conseil de Sécurité des Nations Unies mettait ainsi en exergue la nécessité d’agir pour réduire le déficit démocratique chronique qui sévit dans le monde. Cette Résolution rappelle en outre que « la participation active des femmes, sur un même pied d’égalité avec les hommes, à la prise de décisions à tous les niveaux est indispensable pour parvenir à l’égalité, au développement durable, à la paix et à la démocratie (…), en plus d’assurer un équilibre traduisant fidèlement la composition de la société, et d’assurer le renforcement et au fonctionnement adéquat de la démocratie, elle joue un rôle capital dans le sens de l’égalité des sexes au sein de la société ». Le constat de l’enlisement de la situation de la femme a suscité la réflexion d’une stratégie intégrée de développement et de promotion du leadership des femmes dans le monde, et en particulier des femmes africaines, l’égalité étant la pierre angulaire de toute société qui aspire à la démocratie, à la justice sociale et à la réalisation des droits humains. Or, dans la quasi-totalité des sociétés et dans tous les domaines d’activités, le constat est que les femmes sont victimes d’inégalités et des violences symboliques des plus ostensibles aux plus voilées. Elles se retrouvent dans les textes en vigueur dans la plupart des pays, mais aussi dans leur vécu quotidien. Aussi, Conscient de l’importance des réseaux d’affinités et des efforts conjugués des hommes et des femmes dans la lutte contre ce fléau voilé qui freine le développement intégral des peuples

Considérant l’article 18 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples qui fait obligation aux États d’éliminer toutes les formes de discrimination et de violences à l’égard des femmes et d’assurer la protection des droits de la femme, tels que stipulés dans les déclarations et conventions internationales.

Fermement convaincu que toute pratique qui entrave ou compromet la croissance normale et affecte le développement physique et psychologique des femmes et des filles doit être condamnée et éliminée

Déterminé à contribuer à l’information et à l’éducation des filles et des femmes africaines pour une meilleure connaissance et appropriation de leurs droits

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