Monsieur le Vice Président de l'Assemblée Nationale lors de son allocution au Dippar
  • Publier le: 20 décembre 2016

Le Réseau More Women in Politics et le Consortium Démocratie au Féminin ont plaidé auprès des parlementaires et des avocats du genre, en présentant des propositions concrètes pour que des réformes juridiques et institutionnelles soient prises en faveur d’une plus grande implication des femmes au processus électoral.

Les principaux objectifs de cette action de plaidoyer ont été atteints. Les parlementaires ainsi que les avocats du genre et les opérateurs économiques ont pris des engagements formels, en ratifiant la charte de soutien au leadership et à la participation politique des femmes. Convaincus par le plaidoyer de More Women in Politics, ils ont accepté de soutenir et d’accompagner les mesures incluant les modalités de prise en compte du genre dans le processus électoral.

Au cours de cette 2 eme édition du diner plaidoyer parlementaire donnée à la salle des banquets de l’Assemblée nationale, sénateurs et élus de la Nation ont été invités à prendre des mesures pour favoriser la mise en œuvre effective de la politique nationale genre, particulièrement l’axe concernant la promotion politique de la femme. Plus loin encore, une proposition de texte d’application a été faite afin de réduire les dysfonctionnements observés entre l’esprit des textes de lois et leur mise en oeuvre effective.

Dans cette charte de soutien au leadership et à la participation politique des femmes, More Women in Politics, suggère au Chef de l’Etat de prendre une ordonnance qui encadre et clarifie les conditions de mise en œuvre des articles pertinents du code électoral. A travers cette mesure, « le législateur pourrait ainsi consolider l’équité électorale en veillant au respect de la représentation égale des deux grandes composantes de l’approche genre sur les listes de candidature aux différentes instances délibératives ». Ainsi, sur la base de cette « ordonnance », Elections Cameroon, structure en charge de la gestion des élections au Cameroun sera fondé à déclarer irrecevables les listes de candidatures n’ayant pas respecté cette exigence.

Ce n’est qu’avec ces garanties qui gagneraient davantage à être consolidées par une loi sur la parité que, plus rassurées, les femmes se mobiliseront plus que par le passé aux prochaines échéances électorales en tant qu’électrices et même en tant que candidates. A côté de ces mesures qui permettront d’activer les leviers au niveau stratégique et au niveau opérationnel pour induire des changements mesurables en 2018, il faudrait développer une synergie d’actions en faveur de la participation politique des femmes. Au rang de ces actions, figure le renforcement du pouvoir financier des femmes, le coaching des femmes en vue de leur autonomisation permanente ainsi que des actions de communications ciblées en direction de ces dernières pour le changement de comportement en rapport avec le processus électoral.

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